
Venez visiter le musée consacré à Jules Barbey d'Aurevilly dans sa maison natale.
Exposition
Du 13 février au 20 mars, exposition sur "L'eau" visible aux heures d'ouverture de la Médiathèque.
Ecole Notre Dame
Portes ouvertes le 20 mars 2010 de 9 h à 15 h.
Collège de l'Abbaye
Portes ouvertes me Samedi 27 mars 2010 de 9 h à 13 h
Théâtre
Le Noyau vous présente "Un diner bien tranquille", comédie en 2 actes de Martine Huet, Salle de Cinéma à Saint-Sauveur-le-Vicomte, le 6 mars à 20h30 et le 7 mars à 14h30. Tarifs: 5€ et 2.50€ jusqu'à 12 ans. Réservations au 02 33 41 75 68. Deux autres séances sont prévues les samedi 20 et 27 mars 20h30 au profit des écoles.
Calendrier des manifestations 2010
Retrouvez toutes les dates des manifestations pour l'année 2010.
Piscine
La piscine sera fermée du 1er mars au 7 mars 2010 inclus pour vidange.
Marais communaux
La mise aux marais aura lieu le mercredi 5 mai 2010 à partir de 14 heures. En savoir plus
Eau et assainissement
Depuis le 1er janvier 2009, les personnes disposant de puits ou forages installés pour l'usage domestique de la famille sont priés de se faire connaître en Mairie.
Résidence Catherine de Longpré
Un logement de type F1 sera libéré au 1er mars à la RPA. Vous êtes intéressé: renseignez-vous sur les disponibilités d'hébergement. En savoir plus
Déploiement du passeport biométrique
Pour faire une demande de passeport, adressez-vous à l'une des 20 communes habilitées à recevoir les demandes de passeport biométrique. En savoir plus
Place Auguste Cousin
50390
SAINT-SAUVEUR-LE-VICOMTE
Ouverture:
le lundi de 14h30 à 17h00
du mardi au vendredi de 10h00 à 12h00 et de 14h30 à 17h00
le samedi de 10h00 à 12h00
Tel. : 02 33 95 88 80
Fax : 02 33 95 88 85
Urgence, contactez le Service Municipal d'Intervention Rapide (SMIR) au 02.33.02.00.50.

Selon une ancienne légende, le nom de ce village isolé au cour des marais, aurait pour origine une aventure arrivée à Dame Létiticie, châtelaine de Saint-Sauveur, qui, s'étant perdue dans la forêt lors d'une partie de chasse, croyait devoir y mourir de soif. Ayant invoqué la protection de la Vierge, elle vit jaillir une source où se désaltérer et fit alors le voeu de fonder en ce lieu un sanctuaire, que l'on nomma dès lors Selsoif.
Etymologiquement, le nom de Selsoif dériverait plutôt, selon certains auteurs, du latin "Cella suavis", c'est-à-dire une sorte de résidence monastique, ou plutôt un prieuré "suave", lieu agréable et sain. Selon une autre orientation, il semble en fait que la terminaison en "soif" anciennement orthographié "suef" soit dérivée du latin Sylva, la forêt, ce que viennent corroborer plusieurs textes médiévaux évoquant la forêt qui occupait jadis ce site.
A l'époque du duc Guillaume le Conquérant, les moines de l'abbaye de Saint-Sauveur avaient en effet reçus en don de Néel le Vicomte, seigneur du lieu, le droit de percevoir le revenu des forêts et des marais de Selsoif, ainsi que celui d'y mettre leurs troupeaux a pâturer. On leur donna aussi le droit d'y ramasser du bois sec pour leur chauffage, ainsi que du bois de construction, pour construire leurs habitations. Disparue aujourd'hui, l'ancienne forêt de Selsoif fut entièrement défrichée au cours du Moyen âge.
C'est également aux moines de l'abbaye voisine que le baron de Saint-Sauveur concéda au XIe siècle l'église Notre-Dame-de-Selsoif. Bien que situé à l'intérieur de la paroisse de Saint-Sauveur, cet édifice religieux était bien une véritable église, servant de lieu de culte, de baptême et d'inhumation, pour les habitants des environs.
L'édifice actuel, à plan en croix latine, conserve encore, à l'intérieur du chour, de beaux éléments architecturaux d'époque romane. Comme l'indique une inscription, la chapelle sud fut en revanche construite en 1543 par le dénommé Gallopin, avocat du roi. La chapelle nord appartient sans doute à une date très voisine mais la nef a subit d'importantes modifications à une époque beaucoup plus récente. La construction du clocher, implanté en façade, ainsi que l'insertion de la sacristie ne datent que du XIXe siècle. Parmi les ouvres visibles dans cette église, il convient de signaler les belles sculptures de la Vierge à l'enfant et de sainte Catherine, datant toutes deux du XIVe siècle, ainsi qu'une statue de saint Claude et un saint Sébastien en bois du XVIe siècle. La croix du cimetière, ornée des figures de la Vierge et du Christ crucifié, porte la date de 1761.
La principale originalité de ce village - qui, outre les habitations regroupées autour de l'église est en fait composé de plusieurs hameaux et écarts - tient à sa situation quasi insulaire, au cour des vastes marais de la Douve et du Gorget qui l'enserrent de part et d'autre. En 1828, ne soulignait-on pas que Selsoif "forte seule de près de 600 âmes, très éloignée de l'église paroissiale et dont la communication est très difficile en hiver par les grandes quantités d'eau qui la traverse en tous les points" avait besoin d'une école particulière ?
Avec son église et son école, la population de Selsoif constituait bien une communauté distincte, consciente de son identité particulière. Elle possédait en outre, pour son propre usage, la jouissance collective de 120 hectares de landes et de marais, qui assuraient une part non négligeable de sa subsistance. En premier lieu, ces terrains offraient de vastes zones de pâture, permettant non seulement d'y nourrir - comme encore aujourd'hui - des troupeaux de vaches et de chevaux, mais aussi des moutons (liés par paires), des cochons (au groin percé d'un anneau), ou des oies (porteuse d'un carcan en bois de 33 cm) ! Les petites cueillettes, celle du rots pour couvrir les habitations, celle de la tourbe et des bouses servant au chauffage, ou encore celles du sable, des pierres et des herbes à litière, représentaient aussi des activités importantes. La pêche dans la rivière Douve alimentait les tables en poissons d'eau douce et la chasse aux oiseaux, parfois illicite, apportait un extra apprécié.
Beaucoup des maisons de Selsoif se signalent par leur architecture traditionnelle en "masse", dont les murs sont essentiellement formés de levées de terres mêlées de paille. Seuls les rares habitations de quelques propriétaires aisés étaient ici bâtis en pierre. Partout supplanté par l'ardoise, la tuile ou la tôle, le chaume régnait jadis en maître sur ces édifices.